Textes bibliques du jour

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Glânures...

Prière de St Ignace

 « Seigneur Jésus,
apprenez-nous à être généreux,
à vous servir comme vous le méritez,
à donner sans compter,
à combattre sans souci des blessures,
à travailler sans chercher le repos,
à nous dépenser sans attendre d’autre récompense
que celle de savoir que nous faisons votre Sainte volonté. »

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Homélies année C 2021-2022

1er dimanche de l'Avent

28/11/21, Avent 1 – année C. Bonne année à tous avec Luc !

Jr 33,14-16 ; Ps 24(25) entier; 1 Th 3,12-4,2 ; Lc 21,25-28+34-36.

L’année liturgique reprend sur un an tout le parcours de l’histoire du salut : d’abord avec Noël que nous voyons venir et qui clôt la longue attente aboutissant à la naissance de Jésus ; puis avec Pâques, le sommet qu’est la résurrection du Christ ; enfin, avec le temps ordinaire jusqu’au Christ-Roi de la semaine dernière, c’est-à-dire l’espérance de son retour. Tout ce parcours est résumé à chaque eucharistie, et les lectures du jour envisagent déjà le terme.

Jérémie annonce un germe de justice, quelque chose qui paraît aussi modeste que la puissance d’un bébé, même s’il est descendant de David. On imagine toujours la justice comme résultant d’une force contrôlant le mal. Les Romains disaient : « Si tu veux la paix, prépare la guerre. » Ça n’a jamais marché. Isaïe parle aussi de ce germe, qui n’élève pas la voix et qui sait prendre soin d’un simple roseau brisé. La Jérusalem nouvelle portera le nom divin, pas moins ; en clair, Dieu va s’incarner. On croit rêver, mais Jérusalem n’est qu’un atome dans le vaste monde : en réalité, il s’agit d’une communauté. Dans la célébration eucharistique, une prière avant la communion dit : « Ne regarde pas nos péchés, mais la foi de ton Église. » C’est le corps du Christ en acte, figure de cette incarnation qui anticipe l’état ultime jamais atteint. Si dans la liturgie nous ne sommes plus « du monde », nous sommes bien sûr « dans le monde » au quotidien, avec le risque constant de nous y dissoudre et de donner prise à la peur ; bien entendu, il faut cacher tout cela pour avoir l’air « convenable ».

Le psaume ajoute un détail essentiel dans ce projet : « Dieu montre au pécheur un chemin. » C’est par amour, ce qui n’exclut pas quelques secousses. Le germe va aller visiter le pécheur, celui qui ne sait pas vivre tout en se croyant très malin, celui qui s’éparpille en satisfactions fugitives, dit Paul. Lorsqu’il écrivait aux Thessaloniciens, il croyait la fin très proche, et donnait un unique conseil : par l’amour, votre esprit sera ferme et vous ne serez jamais pris au dépourvu. Encore l’amour ? La lassitude guette, car il faudrait se forcer et c’est épuisant. Or, cette fatigue a une raison très simple : nous oublions au quotidien que nous sommes aimés gratuitement. Tels quels, y compris avec toutes les laideurs que nous voudrions mettre entre parenthèses. Cette gratuité est longue à admettre, car il y a toujours la petite voix de l’Accusateur qui proclame (ou murmure) notre indignité. Il est dangereux, car il s’appuie sur des faits.

Veillez ! dit Jésus. Vous savez reconnaître comme un signe le bourgeonnement d’un figuier ? Eh bien, ayez le même discernement pour voir en face que le monde va mal, au milieu de discours ronflants des nations sur la justice et le droit. C’est toujours décalé, car les gouvernements des nations ne pensent qu’à la force légitime. Ne soyez pas pris au dépourvu ! On peut se plaindre auprès de Dieu, qui paraît se cacher, et le psalmiste n’hésite pas, certain que sa prière aura une force. Depuis toujours, le Dieu de la Bible passe avec énergie dans des événements imprévus et déroutants, mais c’est pour nous réveiller, nous faire grandir, nous arracher à une vie plate et superficielle – ou même nous scandaliser ! On peut toujours accepter ou refuser ce qu’affirme le psaume : « Le Seigneur est droit et bon. » Les Israélites esclaves en Égypte n’avaient aucune envie d’une libération risquée. Les disciples de Jésus souhaitaient qu’il soit roi, pour leur offrir une liberté confortable. Nous ne sommes peut-être pas plus futés qu’eux, car la croix qui va aboutir à Pâques est une honte permanente. Pourtant, c’est par elle que le Fils de l’Homme va se manifester, et entraîner toute la création.