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Prière de St Ignace

 « Seigneur Jésus,
apprenez-nous à être généreux,
à vous servir comme vous le méritez,
à donner sans compter,
à combattre sans souci des blessures,
à travailler sans chercher le repos,
à nous dépenser sans attendre d’autre récompense
que celle de savoir que nous faisons votre Sainte volonté. »

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VISITE

L’histoire du salut est souvent présentée dans la Bible comme une suite de « visites » de Yhwh à quelques personnages privilégiés ou à son peuple (Gn 18,1-5; Ex 3,1-4 ; 20,18-22) ; le Dieu de la Création et de l’Alliance, à l’opposé des idoles, intervient de façon mystérieuse (Is 45,15-19) et opportune dans la vie de son peuple, pour le sauver (Gn 11,1-9 ; Is 49,8-9 ; 51,4-5 ; Ba 6,45-68).

Joseph l’avait annoncé à ses frères : « Dieu vous visitera et vous fera remonter de ce pays dans le pays qu’il a promis par serment à Abraham, Isaac et Jacob » et même ses os furent visités (Gn 50,24-25 ; Si 49,15). Le Dieu qui a appelé Abraham pour en faire le père d’une multitude (Gn 17,4), et qui a visité Sara en la rendant féconde (Gn 21,1-3) intervient pour délivrer son peuple d’Égypte (Ex 6,6-8). Ces visites du Dieu qui aime et qui sauve forment la trame essentielle de l’histoire d’Israël et manifestent la fidélité de Yhwh à ses promesses (Rt 1,6). Tous les prophètes insistent sur ces actions : si les victoires sont des visites de Dieu (So 2,7), alors les malheurs du peuple le sont aussi (Jb 2,10), car Dieu vient pour le punir ou le corriger, le bénir et le ramener à lui (Am 3,2 ; Os 4,9 ; Is 10,3 ; Jr 6,15 ; 23,34) ; au moment du veau d’or, c’est l’intercession de Moïse qui tempère la colère de Dieu (Ex 32,11-14.34).

Décrite par Ézéchiel comme l’inspection du pasteur qui passe en revue son troupeau (Ez 34,1-31), cette visite est toujours dictée par l’amour de Dieu et orientée vers le salut du peuple. Mais les nations qui s’opposent au dessein divin de salut, Moab, l’Égypte et surtout Babylone, seront aussi visitées par Dieu qui les jugera et les châtiera (Jr 46,13-26 ; 48,35-47 ; 50,16-20), mais qui finalement les sauvera comme Israël (Is 19,23-25 ; Jr 12,14-17 ; 16,19). Comme la délivrance d’Égypte, le retour d’exil est l’œuvre de Yhwh : « C’est quand seront accomplis les soixante-dix ans à Babylone que je vous visiterai… » (Jr 29,10 ; Ps 80,15 ; Za 10,3-6).

L’homme prend alors conscience qu’il est l’objet d’une attention particulière de Dieu : « Souviens-toi de moi, Yhwh, par amour de ton peuple, visite-moi… » (Ps 106,4) ; il peut même remettre à Dieu le soin de le venger (Jr 15,15). Ces visites individuelles ne se limitent pas au domaine cultuel : Dieu éclaire l’esprit des sages en examinant leur conduite (Jb 7,17-21 ; Ps 17,3 ; 139,1-5) ou en leur envoyant des songes (Si 34,1-8 ; cf. Gn 20,3).

A partir de l’exil, l’espérance s’éveille d’une visite définitive de Dieu (Ps 80,15 ; Is 37,22-32 ; Za 9,11-17). Le Jour où Yhwh viendra juger les peuples et les nations est annoncé par les prophètes (Am 5,18-20 ; Ag 2,21 ; Ml 3,1-5). Ce sera le jour du triomphe des élus sauvés par sa venue (Sg 3,7 ; Si 2,14 ; Is 65,19-25) ; c’est ainsi qu’un « fils d’homme » recevra le pouvoir sur « tous les peuples, nations et langues » (Dn 7,14 ; Ap 7,9). Le sage ne craint pas la visite de Dieu, car il s’éprouve (Si 18,20) ; au contraire les impies refusent que la visite de Dieu s’accompagne d’épreuves (Sg 2,19-20 ; Mt 27,42-43).

Dieu, réputé avoir des « entrailles de miséricorde » (Ps 77,10 ; Jr 31,20 ; Lc 1,78), comble l’ATtente de son peuple (Ba 4,21-22) ; la venue de Jésus et sa prédication du royaume accomplissent cette promesse. Zacharie peut dire : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité et délivré son peuple » (Lc 1,68). Jean le Baptiste, le précurseur, est présenté à la lumière des oracles des prophètes, comme celui qui vient préparer les cœurs à la manifestation de Dieu en Jésus (Is 40,3-5 ; Am 4,12 ; Ml 3,23-24 ; Lc 7,18-27). Il annonce un jugement eschatologique et proclame la venue du Royaume (Mt 3,1-12). Jésus, qui comprend d’abord que sa mission se limite à Israël (Mt 15,24), insistera par la suite sur l’aspect universel et le caractère salvifique de sa visite (Lc 4,16-27 ; Mt 24,29-31). Ouverte à toute chair (Lc 3,6), cette visite fera s’exclamer : « Un grand prophète a surgi parmi nous, et Dieu a visité son peuple » (Lc 7,16).

Le Sermon sur la montagne souligne l’aspect toujours dramatique et paradoxal de cette visite (Mt 5,11-12). Jésus, en effet, exerce un discernement (Mt 25,31-46 ; Jn 9,39), dont les critères sont la charité et la droiture du cœur (Lc 7,47-50 ; 18,9-14). C’est ainsi que l’on comprend la lamentation de Jésus sur Jérusalem (Lc 19,41-44). Toutefois, le regard de Jésus peut ouvrir un cœur et le rendre accessible au salut (Lc 19,1-10 ; 22,54-62).

La prédication apostolique « visite » les communautés. Tout évènement de la vie peut servir le propos de l’apôtre. Paul arrive malade chez les Galates, « craintif et tout tremblant » chez les Corinthiens (1 Co 2,1-3 ; Ga 4,13-14), et c’est comme prisonnier qu’il parvient à Rome (Ac 23,11). Quant à Pierre, une vision l’éclaire sur le sens de sa visite chez le centurion Corneille (Ac 10,9-16) et lui permet de découvrir que l’Esprit Saint souffle où il veut (Jn 3,1-8) et qu’il visite aussi bien des juifs que des païens (Ac 10,28) ; Nicodème peine à comprendre qu’il s’agit d’une seconde naissance.

Cette action se poursuit dans Église. L’Apocalypse évoque différentes communautés d’Asie Mineure. Les reproches qui leur sont faits, « je connais ta conduite ; je connais tes épreuves ; je sais où tu habites », prouvent qu’elles furent visitées, et sont donc qu’elles sont connues de Dieu (Ap 2,1-4). Somme toute, l’homme accueillant a des chances de recevoir la visite de l’envoyé de Dieu, ange, prophète, ami importun ou compagnon de route (Gn 18,1-2; Tb 5,4 ; Lc 11,5-8 ; 24,30-32 ; He 13,2 ; Ap 3,20), l’homme inhospitalier aussi, mais pour sa perte (1 S 25,14-38). Chacun devra donc veiller (Mt 24,42-44 ; 25,1-13) et prier jusqu’au jour, inconnu de tous, où Jésus répondra à l’appel de l’Esprit et de l’épouse (Ap 22,17).