Textes bibliques du jour

Pour lire les textes de la Parole du jour  selon le rite latin et avoir un petit commentaire cliquez ici

 

Annonces actuelles

Liens externes

Beaucoup de sites bibliques, sur Israël...sont très intéressants. Ici vous trouverez une liste qui s'allongera au fur et à mesure. Voir la liste.

Glânures...

Prière de St Ignace

 « Seigneur Jésus,
apprenez-nous à être généreux,
à vous servir comme vous le méritez,
à donner sans compter,
à combattre sans souci des blessures,
à travailler sans chercher le repos,
à nous dépenser sans attendre d’autre récompense
que celle de savoir que nous faisons votre Sainte volonté. »

Si voulez lire plus cliquez ICI

MAGIE

Le désir de maîtriser les forces qui le menacent est constant chez l’homme ; il veut croire que c’est une face cachée et rationnelle de la nature. Tel est l’objet de la magie – distincte des mages venus vi­siter Jésus, qui sont des sages orientaux experts dans la science des astres (Mt 2,1-12).

Dans la Bible, l’art magique (Sg 17,7) est di­vers : on trouve la divination (Ez 21,26), la sorcel­lerie (Mi 5,11 ; Na 3,4), la pharmakia (Dt 18,9-12 ; Ap 18,23), les charmes (Qo 10,11 ; Jr 8,17), l’usa­ge de nœuds et de liens (Ez 13,17-23), le « mauvais œil » qui fascine (Sg 4,12). Les fils d’Israël ont été au contact de magi­ciens et de sorciers égyptiens ou chaldéens (Gn 41,8 ; Ex 7,11 ; Is 47,12-13). La visite angoissée du roi Saül – qui a interdit toute pratique magique – chez la pytho­nisse d’En-Dor est racontée en détail : il l’oblige à évoquer Sa­muel, mais celui-ci lui annonce sa mort (1 S 28,3-25).

Le roi Josias a combattu les pratiques magiques entretenues par ses prédécesseurs (2 R 16,3 ; 21,6 ; 23,24). Le thème central est de montrer la supé­rio­rité de Yhwh et de sa parole sur les forces que ces rites cherchent à met­tre en œuvre. De fait, la Loi interdit toute magie, car ce sont les pratiques des nations de Canaan (Lv 19,26-27) ; les sacri­fices d’enfants sont une malédiction (Jos 6,26-27 ; 1 R 16,34) ; les rites d’initiation sont une abomination (Sg 12,3-6).

Tout cela est de l’idolâtrie (Ga 5,20 ; Ap 21,8), et les magiciens sont confondus par la puissance de Yhwh : Joseph en Égypte triomphe des devins (Gn 40,5-8 ; 41,8-13), puis Moïse des magiciens (Ex 7,10-13 ; 9,12-18). Il neutralise la révolte des no­tables autour de Coré (Nb 16,1-11), comprise comme la séduction d’une fausse vérité (2 Tm 3,8). La malédiction de Balaam est changée par Dieu en bénédiction (Nb 22,31-35 ; cf. 2 P 2,15-16). Daniel confond les sages chaldéens (Dn 2,26-28). De mê­me dans le NT : Simon le magi­cien est con­fondu par Pierre (Ac 8,18-24), puis Paul réduit au silence Élymas à Chypre, une pythonisse à Philippes, des exorcistes juifs à Éphèse (Ac 13,6-11 ; 16,16-18 ; 19,13-20).

Car les prophéties et les miracles accom­pagnés d’une parole remettent Dieu au centre (Dt 18,9-22), au lieu de se borner à expulser dans l’om­bre des en­tités nocives (Dt 12,2-6 ; Is 19,1-3 ; 47,12-13 ; Ez 21,34). La résistance de Jésus aux tentations peut se comprendre aussi comme un re­fus de la magie, même appuyée sur l’Écriture (Mt 4,6).

Cependant, des éléments d’origine magique ont toujours été utilisés pour trouver ou retrouver une relation vraie à Dieu. Alors que l’usage profane du sang est interdit depuis Noé, car il est la vie (Gn 9,1-7), Moïse fait mettre le sang de l’agneau pascal sur les linteaux en signe de protection (Ex 12,21-23), puis conclut l’Al­liance avec du sang (Ex 24,8) ; le prêtre fait pour l’expiation des rites de sang (Lv 17,11), qui couvrent la voix des péchés (Jr 17,1-2). Parfois, un objet devenu magique est détruit, comme le serpent d’airain de Moïse (Nb 21,4-9 ; 2 R 18,5).

Il est prescrit (Dt 6,8-9) de porter sur le front et au bras des « phylactères », proprement « talis­mans, amu­lettes » ; un tel geste est magique, mais la nou­veauté fondamentale est que ces objets n’ont qu’une fonction de rappel. En effet, ils renferment les pa­roles de Dieu, qui doivent aussi être ins­crites dans le cœur et devenir comme une seconde langue, et qui ne sont nullement des formules obs­cures (cf. Dt 30,11-14). De même Yhwh, le nom de Dieu, a un pouvoir, mais il est réservé aux prêtres pour la bénédiction (Nb 6,27), et son usa­ge inconsidéré est un blasphème. Sous la forme « Yahou », il finit d’ailleurs par être utilisé en ma­gie, même hors d’Israël. Pour les apôtres, le nom de Jésus paraît doté d’un pouvoir magique (Ac 3,6) qui effraie (Ac 5,12-13), mais ils l’accompagnent de paroles cen­trées sur l’accomplissement des Écritures par Jé­sus (Ac 3,12-14). Jésus lui-même avait des pou­voirs de gué­risseur, dont il reste des traces par des mots ara­méens d’as­pect mystérieux, mais ceux-ci sont ex­pliqués comme très simples (Mc 5,41 ; 7,34), ce qui recentre l’AT­tention sur son autorité, issue de l’Esprit.