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Prière de St Ignace

 « Seigneur Jésus,
apprenez-nous à être généreux,
à vous servir comme vous le méritez,
à donner sans compter,
à combattre sans souci des blessures,
à travailler sans chercher le repos,
à nous dépenser sans attendre d’autre récompense
que celle de savoir que nous faisons votre Sainte volonté. »

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JÉRUSALEM

Une tradition reconnaît Jérusalem dans la ville de Melchisédech, « roi de Salem » (Gn 14,18-20) et l’identifie au mont Moriyya, lieu du sacrifice d’Isaac (2 Ch 3,1) ; d’autres traditions situent Sa­lem en Samarie (Jdt 4,4 ; Ps 76,3 ; Jn 3,23). Abra­ham, qui avait quitté Ur en espérant voir la ville fondée par Dieu (He 11,8-10), est d’abord arrivé à Sichem, en Samarie.

Jérusalem fut d’abord une cité païenne nommée Jébus (Jos 15,8 ; Jg 19,10), que David prit, et qui devint la « ville de David » (2 S 5,6-9). Il refusait les aveugles et les boiteux, alors que Jésus guérit un boiteux à Bethesda et un aveugle à Siloé, deux piscines se trouvant l’une au nord et l’autre au sud de la « ville de David » (Jn 5,2-5 ; 9,11). David fit de Jérusalem la capitale de son royaume, qui unis­sait Juda et Israël. Il y transporta l’arche d’al­liance (2 S 6), qui était autrefois à Silo (1 S 4,3-11), mais malgré ses bonnes intentions (2 S 7), ce fut son fils Salomon qui bâtit le Temple (1 R 6-8). En dépit de sa sagesse – ou à cause d’elle –, celui-ci tomba dans l’infidélité (1 R 11,1-8), et lors du schisme qui suivit sa mort, la ville, rattachée à Juda, ne fut plus que la capitale d’un royaume réduit.

La signification de Jérusalem se maintint, car Yhwh résidait toujours au mont Sion (Ps 78,68 ; 132,13-18). Après la chute de Samarie, le roi Ézé­chias tenta de rallier les tribus du nord (Israël, 2 R 18,1-4) ; la ville fut miraculeusement délivrée lors de l’invasion de Sennachérib (2 R 18,13-19,36 ; Ps 48,5-9). Par la suite, le roi Josias tenta encore de sauver l’héritage de David, en centra­lisant le culte à Jérusalem (2 R 22,1-23,25).

Mais les infidélités se sont accumulées (2 R 23,26 ; Is 1,21), les prophètes sont persécutés et méprisés (Jr 20 ; 36-38 ; Ez 8) ; la catas­trophe est inévitable (Jr 7,14 ; Ez 10,18 ; 11,1-12 ; 24,1-14), et c’est la destruction par Nabuchodonosor. Anéan­tie, la « fille de Sion » confesse ses fautes (Ps 79 ; Lm 1-2 ; Ne 9). Cependant les prophètes la voyaient depuis longtemps redevenir « Ville de Justice » après l’épreuve (Is 1,26 ; Jr 31,6 ; cf. Is 19,18 LXX), avec un nouveau sanctuaire (Ez 40-46) ouvert aux douze tribus (Ez 48,30-35). Ils annoncent qu’une fois la colère achevée (Is 51,17-52,2), elle rede­viendra l’épouse de Yhwh (Is 54,1-11).

Le retour octroyé par le roi Cyrus (Esd 1,1-4) fut cependant moins brillant ; ses successeurs Xerxès et Artaxerxès firent des difficultés (Esd 4,6-8). Les murs de la ville restèrent long­temps en ruine (Ps 51,20 ; 102,14-18), jusqu’aux travaux de Néhémie (Ne 2,11-18 ; Si 49,13). La reconstruction du Tem­ple fut difficile (Esd 4,1-6). Malgré l’intervention des prophètes Aggée et Zacharie (Esd 5,1-2), la population de Jérusalem est négligente (Ag 1,3-7) ; le sanctuaire restauré (Esd 6,19-22) est plus modeste que l’ancien (Esd 3,12 ; Ag 2,4). Le petit groupe de rapatriés juifs, qui s’affirme comme le véritable Israël (Esd 4,1-3 ; Ne 8,1-6 ; 13,1-3), représente en fait un pôle d’attraction, car de par­tout les Juifs se tournent vers Jérusalem (Dn 6,11), indépen­damment de sa situation politique (2 M 15,37). L’on y monte en pèlerinage (Ps 84 ; 122 ; Si 50,1-21 ; Lc 2,41 ; Jn 7,8-10), et elle est appelée à devenir le centre reli­gieux de l’univers (Ag 2,6-9), la source du salut (Is 49,6 ; 45,14 ; Za 14,16), le lieu du jugement final (Is 25,6 ; Jl 4,9-17). Elle de­vient la Jérusalem céleste, en marge de soubresauts politiques (1 M 1,36-40). « À Sion, chacun dit “Mère !”, car en elle chacun est né » (Ps 87,5).

Dans le NT, la vie publique de Jésus, partie du Jourdain (Mc 1,5) et de Galilée (Mc 1,28) aboutit à Jérusalem pour la Passion. Selon les évangiles sy­noptiques, il ne monte qu’une fois à Jérusalem (Lc 9,51), pour affronter le destin des prophètes (Lc 13,33). Ses adversaires, en revanche, s’y trouvent (Mt 15,1) : c’est le clergé qui craint le pouvoir de Rome (Jn 11,47-50), ainsi que les docteurs qui le jalousent (Mt 27,18). Alors, il se lamente sur le sort de la ville (Mt 23,37 ; Lc 19,41-44), promise au déclin à cause de son aveuglement (Lc 13,34). Puis Jésus tient à y célébrer la dernière Cène (Mt 26,17-18), car c’est le point d’entrée dans le Royaume céleste (Lc 22,16).

Pour Jean, il y est venu plusieurs fois, au rythme des fêtes de pèlerinage, car c’est sa patrie (Jn 2,16 ; 4,43-45), mais il y rencontre l’incrédulité (Jn 2,13-25) ; il s’en retire lorsqu’il apprend qu’on complote contre lui (Jn 11,53-54), car son heure n’est pas ve­nue (Jn 7,6.30 ; 8,20). Après la résur­rection, les apôtres attendent le retour de Jésus à Jérusalem (Ac 1,4-8), mais il annonce la ve­nue de l’Esprit Saint, qui se manifeste à la Pentecôte, et dès lors le salut part de Jérusalem pour atteindre progressivement les nations (Mt 28,19 ; Ac 13,46 ; 18,6), dont Rome est le symbole (Ac 28,30 ; cf. Ps 110,8) ; c’est une dispersion, mais elle est vue de manière positive (Ac 11,19 ; Jc 1,1 ; 1 P 1,1). La « Jérusalem nouvelle », patrie des bap­tisés (He 9,11-24 ; 11,16 ; 12,21), est appelée à trans­cender celle de la terre (Ga 4,24-31). Cette « Jéru­salem céleste », qui ac­complit les prophéties, est l’Église, épouse de l’Agneau (Ap 21,1-22,5).