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Prière de St Ignace

 « Seigneur Jésus,
apprenez-nous à être généreux,
à vous servir comme vous le méritez,
à donner sans compter,
à combattre sans souci des blessures,
à travailler sans chercher le repos,
à nous dépenser sans attendre d’autre récompense
que celle de savoir que nous faisons votre Sainte volonté. »

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GALILÉE

                            

Située au sud de la région de Tyr et Sidon en Phénicie (Mt 11,21 ; 15,21), la Galilée s’étend de la Méditerranée au Jourdain, et correspond ap­proximativement au domaine des tribus Israélites de Zabulon, Asher, Nephtali et Issachar (Jos 19,10-39), auxquelles il faut ajouter Dan, au pied de l’Hermon (Jg 18,1-10), c’est-à-dire la région de Césarée de Philippe (Mt 16,13). C’est une province monta­gneuse et rurale, bordée au sud par le mont Gelboé, où mourut le roi Saül (1 S 31,1-7), par la ville et la plaine de Yizréel (1 R 21,1-16), et par le Carmel, lieu du sacrifice d’Élie (1 R 18,20-40). Le nom « Galilée » signifie aussi « cercle, dis­trict ».

Lorsqu’il construisait le Temple et son palais avec l’aide du roi Hiram de Tyr, Salomon lui offrit vingt villages de Galilée (1 R 9,10-14). Lors de la chute du royaume dissident du Nord (Israël), les habitants, dont les Galiléens, furent déportés en Assyrie (2 R 15,29), puis des colons furent installés dans les villes de Samarie (2 R 17,24-41), mais ils coexistaient avec d’anciens Israélites autour de Sichem, et l’en­semble de la région devint « samari­taine ».

Au temps de Jésus, la Galilée juive était séparée de la Judée par une Samarie hostile (Lc 9,51-55 ; Jn 4,7-10). Ces Juifs étaient descendaient de colons ruraux, revenus peu à peu de Babylonie (cf. 1 M 5,14-17), ne s’intéressant à Jérusalem, au mieux, que pour les pèlerinages au Temple quels qu’en soient les maîtres (2 M 15,35-37) et ne se mêlant pas aux étrangers (cf. Ne 13,1-3). Pierre illustre cette attitude : il se méfie de Jérusalem (Mt 16,21-22) ; sa visite à Corneille, un officier romain rési­dant à Césarée, la capitale païenne, représente un bouleversement majeur, car la séparation consti­tutive de la Création et de l’Alliance paraît ébranlée (Ac 10,9-16 ; 11,1-3).

Hérode le Grand fut confronté aux zélotes ga­liléens, mouvement religieux armé qui n’accep­taient que l’autorité de Dieu et devint par la suite de plus en plus violent, au nom d’un salut immi­nent (Ac 21,38-40) ; pour tenter de les neutraliser, il établit sur l’autre rive de la mer de Galilée (lac de Tibériade) une colonie rurale de Juifs babylo­niens, qui ne se souciaient que de sanctification. À la mort d’Hérode le Grand, le mouve­ment zélote s’amplifia, sous l’impulsion de Judas le Galiléen (cf. Ac 5,37), au point que l’épithète « galiléen » conserva durablement une nuance de menace con­tre les autorités de Jérusalem (cf. Lc 22,59 ; Ac 2,7-8) ; on contestait toute qualité prophétique à de tels mouvements (Jn 7,52). À la mort d’Hérode, la Galilée passa aux mains de son fils Hérode Antipas (Lc 3,1), qui plus tard fit exé­cuter Jean le Baptiste (Mc 6,17-20). Non content de sa capitale Séphoris, il en établit une autre sur un cimetière, au bord du Lac, et la nomma Tibériade en l’honneur de Tibère César, ce qui constituait une insulte majeure envers les paysans fidèles. Jésus s’est tenu à l’écart de ces villes et des autorités. Dans les campagnes qu’il parcourait, il voyait le peuple comme des brebis sans pasteur (Mt 9,36), mais il résista à la tentation de gouverner (Mt 4,8-11), même lorsque la foule voulait un envoyé de Dieu (Jn 6,14-15).

L’écriteau de Pilate, placé sur la croix, portait comme motif de condamnation « Jésus le Nazoréen, roi des Juifs » (Jn 19,19). Lorsque Joseph de retour d’Égypte décide de se retirer en Galilée et s’établit à Nazareth, une prophétie (inconnue) s’ac­complit : « Il sera appelé Nazoréen » (Mt 2,23) ; la racine hébraïque si­gnifie « garder, conserver », et peut s’appliquer au surgeon d’une souche qui paraît morte (cf. Is 11,1 ; 42,6). Selon l’his­torien Eusèbe de Césarée, le titre s’est conservé chez Jacques et ses successeurs, évêques de Jéru­salem, dont les ouailles étaient des Juifs observants (cf. Ac 21,17-22) qui attendaient que se manifeste parmi eux le Messie fils de David, comme les Apôtres lors de l’Ascension (Ac 1,6-8). Nazareth, localité inconnue autre­ment, est donc d’abord un village de nazoréens. À Jérusa­lem, on s’en méfie (Jn 1,46), mais ils entre­tiennent une généa­logie davidique (Mt 1,6) et n’acceptent pas la mis­sion de Jésus, qui s’est séparé d’eux pour entrer dans le baptême de Jean (Lc 4,22-30).

Jésus s’établit ensuite à Capharnaüm, sur le Lac (Mt 4,12-16) ; il le connaît bien (Jn 21,5-6), il recrute des pécheurs (Mc 1,16-20), et circule d’une rive à l’autre, allant de village en village (Mt 4,23-25) ou se retirant dans des endroits déserts (Mc 6,30-36). Capharnaüm est à proximité du mont Ta­bor, célè­bre depuis les hauts faits de Débora (Jg 4,4-10), et qui se trouve aux confins des tribus de Zabulon, Nephtali et Issachar (Jos 19,12-34), d’où l’accom­plissement de la prophétie annonçant une espé­rance pour ces régions et la « Galilée des na­tions » (Is 8,23 LXX) ; c’est là que se manifeste aux disciples Jésus ressuscité pour les envoyer en mis­sion (Mt 28,16-20 ; cf. Jn 21,1). Le point de dé­part de l’ex­pression « Galilée des nations » est un jeu de mots, car en hébreu il s’agit de l’entourage de nations hostiles (cf. 1 M 5,15).